A ceux de Libération et aux autres, qui luttent pour une presse indépendante

Réduction des effectifs, réduction des coûts, redressement judicaire, ces termes ont peu à peu pris, ces dernières années, la place de ceux auxquels toute une profession reste fortement attachée : embauches, nouvelle formule, lancement, développement, et cela au nom du pluralisme. Le chiffre d’affaires des gratuits et les ventes de la presse people ne peuvent en rien nous consoler de cette situation générale et nous faire oublier les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la presse d’information générale et d’opinion. Il semble cependant que l’attachement au pluralisme de la presse rencontre un écho croissant dans le public. Le succès de la souscription lancée par l’hebdomadaire la Tribune de Lyon dont le tribunal de commerce, le 9 novembre, a retenu l’unique projet de reprise, présenté par les salariés et financé en partie par les lecteurs, en est un signe. Un signe fort aussi, les 900 000 euros recueillis en trois semaines par l’association « Pour Politis + créée par le personnel de l’hebdomadaire Politis pour le sauver, et dont le projet de reprise, portée par l’ensemble de l’équipe, sera examiné au tribunal de commerce le 15 de ce mois. Aussi, l’association « Pour Politis +, qui s’est donné pour objet de soutenir l’indépendance et la pluralité des médias, souhaite manifester son soutien à l’ensemble du personnel du quotidien Libération, dont elle ne peut imaginer un instant la disparition du paysage médiatique. Elle partage avec l’équipe de Libération la conviction profonde qu’une presse soucieuse de fournir à ses lecteurs une information de qualité nécessite de véritables moyens, et en particulier en personnel. + moins de caresser le rêve stupide d’une presse sans journalistes.

L’association « Pour Politis +