Politis engagement à durée libre

Réponse à Jean-Claude Diebolt

9 juin 2008, par Pons Georges

Cher Jean-Claude,

Légèrement épuisé, malgré l’aide de Patrick Piro, par les démarches liées à l’utilisation d’un « blog » et alors que j’avais capté, assez tard car je vais le moins souvent possible dans cette galère, un texte que tu m’avais destiné et qui réagissait à celui que j’avais écrit, je vais essayer de te répondre. Non pas pour le plaisir d’entretenir je ne sais quelle polémique, comme il est trop facile de caricaturer une position de désaccord, mais par courtoisie pour la peine que tu as prise.

Le système est tel qu’il ne me permet pas d’avoir sous les yeux en rédigeant cette réponse ce que tu m’as toi même écrit. Ca risque donc d’être un peu décalé. Mais je suis resté sur l’impression d’un malentendu de ta part, et d’autres sans doute, sur le motif de mes interventions auprès de Politis et surtout de Denis Sieffert.

J’ai dit dans un de mes premiers messages que je ne mettais pas en cause le contenu de cet appel, qui en vaut bien d’autres après tout tellement il est large, mais le fait que Politis en ait été l’initiateur, sous la signature de son directeur de rédaction, et non un simple transmetteur, comme il aurait pu l’être pour d’autres initiatives de même nature.

Qu’il ait été, en tant que libre citoyen, partie prenante à la rédaction de cet appel ne nous regardait pas plus que de savoir s’il allait à la messe ou au tiercé, mais pourquoi vouloir l’imposer à tous ses lecteurs ? On ne peut s’empêcher d’être frappé par la différence de traitement : Quelques semaines plus tôt, Politis donnait connaissance de l’initiative de la Ligue et l’accompagnait d’une brochette de commentaires émanant, si j’ai bonne mémoire, de cinq ou six courants différents mais parfois très proches, trouvant chacun une bonne raison de démolir l’offre NPA.

Pourquoi les lecteurs de Politis, qui ne font pas tous les mêmes choix, ça viendra en temps utile, à l’intérieur de l’éventail (certains seraient même socialistes, m’a t-on dit) seraient ils tenus d’accepter Denis Sieffert comme directeur de conscience ? Sommés de préférer le thé au café ?

Je l’ai dit et je le répète : l’implication plus forte de Politis dans la construction d’une gauche clarifiée (je mesure volontairement mes mots), telle que l’AG de l’association l’avait entérinée sur le principe, n’avait explicitement donné aucun mandat à Denis Sieffert pour nous tracer la voie unique. Si je paraîs aussi catégorique, c’est aussi que les mots employés par Denis à l’égard de la Ligue dans notre correspondance privée sont loin de refléter la neutralité qu’il affecte publiquement à son égard.

En tant que porte-parole des lecteurs, puisqu’élu à ce titre au CA de l’association lors de la première AG, il m’appartenait, comme d’ailleurs à mes quatre autres collègues, non salariés de Politis, à ce même CA, de relever une décision non concertée et, à sa manière, partisane.

J’ai adressé au journal un droit de réponse après avoir lu dans le 1004 que Denis Sieffert me considérait peu ou prou comme un cas légèrement pathologique, façon de dire : « ne faites pas attention ! ».

Il se trouve pourtant que des gens aussi peu suspects de désordre mental que Raoul Marc Jennar ont partagé mon sentiment et me l’ont écrit. Et que j’ai cherché en vain dans le n°1005 reçu jeudi dernier, en dépit de quatre pages sur « Des nouvelles de notre appel », trace de ce droit de réponse. On en tirera les conclusions qu’on voudra.

N’ayant nullement l’intention de suivre une formation pour savoir me servir de cet outil futuriste, tu peux utiliser mon adresse e-mail si tu veux poursuivre, mais je comprendrai très bien que tu préfères en rester là. Bien cordialement, Georges.

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