Le Plan Cancer 2003-2007 voulu par Jacques Chirac fait état de 278 253 nouveaux cas connus de cancer en France au cours de l’année 2000. Ce chiffre serait passé à 330 000 pour 2007. Le déroulement de ce plan a surtout porté sur la prévention du risque, mais la recherche sur les causes de ces nouveaux cancers ne semble toujours pas prioritaire. Pourquoi donc ? La méthode officielle devrait conduire à la mise en place de nouveaux registres de cancer, ajoutés à ceux qui ne couvrent actuellement que 12 départements en métropole.
Le Ministère de la Santé compte sur les bénévoles, les régions et les départements pour investir, comme ce fut le cas dans la Manche en 1994 et plus récemment, en Isère. Les instituts nationaux ( INSERM, InVS) ne sont pas d’accord sur la méthode à appliquer. Les Académies (médecine, sciences) et la Commission Internationale de Recherches sur le Cancer (CIRC) nient l’évidence et ne retiennent comme causes « avérées » que le tabac et l’alcool. Ensemble, ils ne seraient responsables que de 28 % des décès par cancer. Les autres causes « avérées » (infection, activités professionnelles, surpoids, sédentarisme, hormones et ménopause, rayons solaires, pollution de l’eau, de l’air et de l’alimentation ) ne totalisent ensemble que 11 % des décès. Les 61 % d’autres causes seraient « hypothétiques » ou « inconnues ».
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